Journée internationale de la jeunesse :des femmes engagées dans l’éducation en Côte d’Ivoire

La journée internationale de la jeunesse est célébrée ce 12 juillet dans le monde entier. Pour l’année 2019 le thème choisi est « transformer l’éducation ». En Côte d’ivoire des jeunes femmes sont engagées pour cette cause
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La journée internationale de la jeunesse est célébrée ce 12 juillet dans le monde entier. Pour l’année 2019 le thème choisi est «  transformer l’éducation ». En Côte d’ivoire des jeunes femmes sont engagées pour cette cause. A l’occasion de cette journée internationale de la jeunesse, tcheladay.info  fait la part belle à ces  jeunes femmes.

En Côte d’Ivoire, des jeunes femmes s’engagent à transformer l’éducation d’autres jeunes. La journée internationale de la jeunesse est une occasion pour les révéler.

« Une fois la nuit tombée, les élèves de ce village peinent à réviser leurs cours.Cette situation nous a touché. Et nous avons voulu poser une action sociale pour ce village car il nous avait tant donné lors de notre séjour. Notre action consistait à collecter des cartables scolaires pour améliorer les conditions d’études de ces élèves ». Explique Rita Dro, journaliste-bloggeuse et présidente de l’association «  Notre boite à livres ». Elle a décidé de s’investir dans l’éducation des enfants du primaire.

 

Depuis 2018, Rita DRO collecte des fonds afin d’offrir des cartables scolaires aux enfants défavorisés du village de Lieupleu. C’est  dans la localité de Danané à l’ouest du pays. Son aide est  surtout destiné aux élèves du Cp1 au Cm2.

https://twitter.com/RitaDro/status/1159101469632737283?s=19&fbclid=IwAR3mKpGfwKBYjLXBSxVwGW0aHICCmnX_auIRweNHEwEbiKrfPbqzj0oHrpU

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grâce à la première édition, elle a récolté 50 cartables solaires. Aussi ces cartables ont permis d’améliorer les conditions d’études des enfants de ce village défavorisé. En  effet, les populations  n’avaient ni  d’eau potable ni d’électricité.

Éduquer la jeunesse, c’est transformer l’avenir

L’éducation c’est l’art de former une personne, spécialement un enfant ou un adolescent. C’est développer ses qualités physiques, intellectuelles et morales de manière à lui permettre d’affronter sa vie personnelle et sociale avec une personnalité suffisamment épanouie. Pour concevoir des personnes intellectuelles avec une personnalité épanouie ces jeunes ivoiriennes se lancent.

Comme Rita, Hanna Grace DIE présidente de l’  ONG « Perspectives » contribue également à l’éducation des enfants.

 « Nous faisons la collecte pour offrir des kits scolaires et matériels didactiques à deux écoles à Soumaye et Bahiebly s/p de facobly à hauteur de 3.000.000 sinon plus en 2018. Cette année, nous attaquons un village de Duékoué, une ville fortement touchée par les différentes crises sociopolitiques qu’a traversée la Côte d’Ivoire. Il s’agit de Yrouzon et ses bâtiments d’école qui sont complètement désuets. Nous allons réhabiliter deux bâtiments de trois classes, installer une bibliothèque et réhabiliter les latrines pour un montant global d’environ 7.000.0000 »

Journée internationale de la jeunesse, les objectifs de développement durable menacés

Pour cette ressortissante de l’ouest de la Côte d’Ivoire ce soutien aux élèves commence en 2017 avec la création d’un groupe Facebook à caractère ethno-culturel :Wê Gnouh. Ce qui veut dire « enfants wê » ou « enfants de bons cœurs ». L’objectif du groupe était de soutenir les populations sinistrées du Guemon et du Cavally. Et ce lorsque le malheur les frappe comme en période d’inondations. Mais il a fini par y ajouter l’éducation.

L’école ivoirienne tangue et la banque mondiale s’en inquiète. Ainsi, une étude économique réalisée et publié en février 2017 par cette institution a révélé plusieurs failles au sein du système éducatif ivoirien. Il s’agit entre autre du fort taux d’abandon et de redoublement des élèves, le fait que les élèves ne sachent pas lire, ni compter convenablement à la fin de l’école primaire. Mais aussi un faible taux d’enfants scolarisés. Mais remedier à ces carences ne devrait pas être uniquement la mission de l’Etat. En effet, d’autres actions pourraient être bénéfiques. Des actions personnelles et spontanées comme celle de Bamba Madia qui entreprend dans le domaine du social depuis deux ans sont souhaitées.

« A l’heure où la Côte d’Ivoire s’apprête à amorcer l’émergence en 2020, nous avons jugé qu’il est primordial de nous investir dans l’éducation. Et ce pour préparer les plus jeunes aux défis de la nouvelle côte d’Ivoire. Nous sensibilisons ainsi les jeunes sur les questions de civisme, de participation citoyenne et politique. » Affirme Bamba Madia initiatrice du mouvement citoyen « Bridge ». Comme par coincidence, un challenge réalisé il y a quelques semaines, lui a permis de sollicitert l’aide de certaines autorités ivoiriennes. C’etait pour la mise en place du premier « laboratoire citoyen » de Côte d’Ivoire. Ce laboratoire servira à l’apprentissage de la culture civique et de l’action communautaire chez les jeunes. Selon l’initiatrice de Bridge, cela est en bonne voie.

Sur les 26 millions d’habitants que compte la Côte d’Ivoire, la jeunesse constitue 77,7%. Il s’agit précisément des jeunes de 0 à 35 ans. Ce qui veut dire que quatre personnes sur cinq ont moins de 35 ans. La journée internationale de la jeunesse a donc son sens dans ce pays. C’est une cible qui est au cœur de la formation que dispense SIMPLON, une entreprise sociale et solidaire, qui forme aux métiers techniques du numérique.

https://twitter.com/2019Simplon/status/1131178833690939392?s=19&fbclid=IwAR0YP06DtXdB1m8bgm6qTVHHLpddHh3Glbdu3E5qMaQuTliBsIRSzwoZXJo

Journée internationale de la jeunesse: former des jeunes aux défis du moment

Selon Raissa Banhoro chef de projet Simplon Côte d’Ivoire, sa structure a ouvert deux fabriques (Ecoles) dans le pays. L’école forme en 7 mois. « Lorsque nous avons lancé la formation, tout le monde disait qu’en 7 mois on ne pouvait pas former des jeunes prêts à l’emploi. Nous y sommes arrivés parce que Simplon force par la pratique, chez nous c’est 20 % de théorie et 80% de pratique, ce qui permet à nos apprenants d’acquérir les compétences visées » Affirme Raissa Banhoro.

Dans le monde les personnes âgées de 10 à 24 ans sont estimées à 1,8 milliards. Ce qui est un record car l’humanité n’a jamais compté autant de jeunes. Dans cette tranche, malgré le fait qu’ils aient accès à l’école ceux âgés de 6 à 14 ans n’ont pas la compétence de base en lecture et en calcul.

Selon l’Unesco « Cette crise mondiale de l’apprentissage menace d’entraver sérieusement les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable. »

Raissa Yao

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