Migrations de remplacement : Les immigrants africains pourraient sauver l’Europe

La migration de remplacement est conseillée dans les pays comme l’Italie et l’Allemagne, mais aussi le japon par les Nations unies. Un communiqué de presse publié ce 18 mars 2019 sur le site de ladite organisation, fait cas du besoin d’immigrants dans ces pays en vue de sauver leurs populations du vieillissement. Ce communiqué était inspiré d’un rapport de la Division de la Population du Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies.
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La migration de remplacement pourrait rajeunir la population européenne

La migration de remplacement pourrait sauver l’Europe. « Dans de nombreux cas, dont ceux de l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, les pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population » précise le communiqué publié sur le site des Nations Unies.

Intitulé « Migration de remplacement : une solution au déclin et au vieillissement des populations ?», le rapport initial qui a fait l’objet dudit communiqué fait cas de la prévision de la population de plusieurs pays sur la période 1995 à 2050. Selon les projections des Nations Unies, la population du japon et de presque tous les pays européens pourraient certainement diminuer.

Les immigrants seront certainement les bienvenus dans les pays européens tels que l’Italie, l’Allemagne mais aussi en Asie via la Corée et le japon. Les populations de ces différents pays sont menacées de réduction. Elles seront également frappées par le vieillissement qui causera le manque de main d’œuvre.

Selon le communiqué, les statistiques des Nations Unies précisent également que « Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2 »

Le communiqué publié spécifie, selon les projections, que dans «les 50 prochaines années, en raison de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité, les populations de presque tous les pays développés seront moins nombreuses et plus âgées ». Il mentionne aussi que parmi, les pays étudiés, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population. Une perte estimée à au moins 28 % de sa population sur la période 1995 et 2050. Pour y remédier, ce pays aurait besoin chaque année « en moyenne de 6.500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6000 ».

Cependant, il est bon de rappeler que les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont bien supérieurs à ceux qui sont nécessaires pour éviter la reduction de la population.

 

Une population africaine jeune et en proie au chômage un recours potentiel

Sur le continent africain, les perspectives sont contraires. Elles annoncent une augmentation faramineuse de la population du continent. Estimé à 1,2 milliard d’habitants en 2017 la population africaine passera à 2,5 milliards en 2050. L’Institut Français d’Etude Démographique (INED) dans son étude dénommée «  tous les pays du monde », qualifie ce mouvement de « grands changements ».

Cette croissance rapide de la population africaine a deux conséquences majeures. Premièrement une jeunesse en pleine expansion. Selon les statistiques,  plus de 60 % de la population africaine à moins de 35 ans, ce qui pose le défi de l’adéquation entre éducation/formation et emploi. Deuxièmement, une densité de population en constante progression dans une grande partie du continent. Cette situation impose le défi du vivre ensemble et de la gestion rationnelle et pacifique des ressources naturelles et environnementales.

Alors que la population européenne est menacée de disparition et de vieillissement causant ainsi un manque de main d’œuvre, l’Afrique elle souffre de surpeuplement avec une population quasiment jeune affrontant le chômage.

Cette jeunesse africaine meurt par milliers chaque année dans la méditerranée sur des embarquements de fortune en essayant de gagner l’Europe qui pour elle constitue son « El dorado ». L’Italie étant un point de transit pour eux, ces immigrants africains fuient la guerre, la faim, la maladie dans l’espoir bien souvent déçu d’un lendemain meilleur.

Pour l’année 2018, selon un rapport publié en janvier 2019 par le Haut-Commissariat de l’Onu aux réfugiés, c’est au total 2260 personnes mortes en tentant de traverser la méditerranée.

La migration de remplacement est  la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter la réduction et le vieillissement de sa population résultant de faibles taux de fécondité et de mortalité. Si l’on s’en tient à cette définition, n’y a-t-il pas une manière élégante pour ces pays européens dont la population est menacée de permettre aux jeunes africains qui meurent dans la mer d’être accueilli chez eux ?

N’est-il pas possible de trouver un consensus entre l’Union Européenne et l’Union Africaine afin de favoriser la migration de remplacement ?

Les deux continents ne bénéficieraient-ils pas de ce cadre légale de migration de remplacement ?

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